Bon, ça… c’est fait !

Bon, ça… c’est fait !

DM a lâché le morceau cet après-midi : ce soir j’étais à une conférence Bien Naître et Grandir, sauf que la conférence, cette fois, ben c’est moi qui la faisais.
J’ai échappé à la grande salle avec estrade, heureusement qu’elle était déjà occupée par un autre association ou je ne sais quoi dont les membres étaient en train de boire un pot quand nous sommes arrivées : ça a été facile de suggérer d’aller ailleurs pour qu’ils n’aient pas à se presser de terminer et tout ranger…. nous nous sommes donc installés au second étage, dans une plus petite salle, avec juste assez de chaises autour des tables mises en carré pour accueillir les 15 personnes qui avaient bravé la pluie pour en savoir plus sur l’hygiène naturelle (pfff, plus ça va, moins j’aime ce terme français).
J’ai commencé à 20h45 et à ma grande surprise la « conférence » a duré jusqu’à 23h15; je ne m’y attendais vraiment pas, je pensais que ça durerait 1h-1h30….

J’ai stressé avant, de plus en plus avec l’approche de l’échéance. Comme d’habitude, quoi.
Ca s’est plutôt bien passé pendant je pense, on a démarré par un petit tour de table pour partager sur l’expérience de chacun sur la question de l’apprentissage de la continence… et puis surtout, comme ça, moi ça me laissait le temps de me mettre à l’aise en faisant « bosser » les autres d’abord :). Mon tour est venu ensuite, partage de mon vécu avec chacun des trois zèbres, du cheminement que j’ai fait jusqu’à la lecture du livre d’Ingrid Bauer (maintenant traduit en français) et ensuite. J’ai développé les points de son livre qui ont fait particulièrement sens pour moi à cette époque (notre nature de mammifère, variabilité des soins apportés aux nourrissons selon l’époque et le lieu, les conditions dans lesquelles Brazelton a formulé sa théorie et ses lien avec Procter & Gamble à l’époque même où sortait la première couche jetable) avant d’enchaîner sur ce qu’est l’HNI, en quoi ça consiste,  et les raisons de ce choix.  La suite à été consacrée aux aspects plus pratiques, quand et comment commencer, « comment on fait », avec des questions, des commentaires, un poupon, des culottes, un pad, le pantalon ouvert que j’ai cousu et les livres d’Ingrid Bauer et de Laurie Boucke qui circulent pour les photos.

Après coup, je ne vois que ce qui n’allait pas. Comme d’habitude, quoi. Ce sur quoi j’ai manqué d’à-propos, les points que j’ai laissés dans l’ombre, ceux sur lesquels j’ai passé trop de temps.
Je ne peux pas voir que les personnes présentes avaient l’air contentes en sortant, non. Ni qu’une maman m’a remerciée d’avoir écrit mon livre. Non, je ne vois que ce qui n’allait pas, les moments où j’étais là tout en n’y étant pas, cette sensation bizarre de m’entendre parler sans être à ce que je disais, la partie plus « théorique » trop longue, cette sensation au fond de n’avoir pas dit l’essentiel, ni rien dit d’essentiel.
Marrant comme je n’ai aucun mal à accepter comme valides les retours négatifs, même quand je suis d’avis contraire, et comme ceux positifs ne résistent pas aux objections de ma petite voix intérieure.

Enfin, ça, c’est fait… et c’est bien.
(Merci à ceux qui ont envoyé ici où là des bonnes ondes 🙂 …)

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