En pratique

Cette page ne constitue bien évidemment qu’une rapide introduction sur le sujet. Je ne reprends en effet ici que les très grandes lignes… pour vous mettre en appétit 😀.
Pour en apprendre davantage, je vous recommande de consulter le blog, suivre les liens ou lire le livre.

Les ingrédients essentiels sont du temps, de la patience et de l’amour…

Quand commencer

L’idéal est de commencer entre le moment de la naissance ou l’âge de 5-6 mois, avant en fait que l’enfant ne devienne plus mobile (il peut en effet alors être plus compliqué de commencer l’observation des rythmes) et surtout avant qu’il n’ait perdu le contact avec ses fonctions corporelles. Il ne s’agit là que d’une « fenêtre idéale » et il reste bien entendu possible de commencer avec un enfant plus âgé.

Par quoi commencer

Il est important de commencer par une période d’observation qui va permettre de se familiariser avec d’une part les rythmes d’élimination de bébé et d’autre part les signaux corporels (grimace, jeu de jambes…) qui y sont associés.

Comment commencer

La phase d’observation est évidemment grandement facilitée par l’absence de vêtements et de couches. Laisser bébé fesses à l’air, quand la température le permet, est idéal ! Si cela n’est pas envisageable et que bébé est habillé, il se peut qu’il soit nécessaire de prendre davantage de temps pour se familiariser avec ses rythmes d’élimination et que les manifestations corporelles associées soit plus compliquées à identifier.

Comment continuer

Une fois cette phase d’observation terminée, on peut se reposer sur les quatre outils qu’Ingrid Bauer distingue de façon pertinente dans son livre. Utilisés ensemble ou en alternance, ces quatre outils permettent de mettre en œuvre le travail d’équipe que constitue la pratique de l’hygiène naturelle infantile.

  • les signaux du bébé : il peut s’agir d’une petite grimace qui va annoncer un pipi ou un air de concentration intense qui correspond à l’arrivée d’un caca. Ces signaux sont parfois évidents, parfois très subtils et varient d’un bébé à l’autre et même varient au cours du temps pour un même bébé.
  • le timing : c’est une autre façon de parler du rythme naturel d’élimination du bébé. Beaucoup de bébés font par exemple pipi dès qu’ils sont réveillés le matin ou après la sieste, ou juste après une tétée.
  • l’intuition des parents : en étant proche de bébé, en lien, on arrive assez souvent à « savoir » qu’il va faire pipi sans que cela passe par la réunion consciente d’information, d’observations.
  • l’incitation : là, il s’agit de proposer – souvent en association avec un son ou un mot – à l’enfant de faire pipi à un moment que l’on pense être opportun.

Munis de ces outils, on peut se lancer et commencer à répondre aux besoins d’élimination de bébé. C’est là qu’il me faut dire quelques mots de la position à employer. Elle dépend bien entendu de l’âge de bébé : on peut ainsi glisser un pot ou un petit récipient sous les fesses d’un nouveau-né qu’on porte dans les bras, par exemple. Au tandem concerné d’expérimenter et de voir ce qui convient le mieux ! On peut de façon générale retenir la position de base : enfant contre soi (dos contre poitrine) avec un bras sous les jambes au-dessus du pot ou des toilettes. Sur les toilettes, l’adulte peut être debout ou assis – très en retrait.

En guise de conclusion

Observation des rythmes, identification et déchiffrage des signaux de bébés, proposition (au sens d’utilisation) du pot ou des toilettes sur la base de cette observation ou de l’intuition ou à l’occasion à l’initiative seule des parents… communication verbale avec l’enfant, échange autour des fonctions corporelles… rien de compliqué 🙂