Philosophie

Si l’on parle de nourrisson sans couche ou de bébé sans couche à 3 ou 4 mois le monde occidental va penser « apprentissage du pot à l’ancienne », celui axé sur les parents, celui qui ressemble à du « dressage ». L’H.N.I. est je le répète bien autre chose, c’est une aventure en tandem entre l’enfant et celui qui en prend soin. Cette aventure est possible parce que l’enfant – « normal » et en bonne santé – dès sa naissance est conscient de ses fonctions corporelles d’élimination et peut dès sa venue au monde apprendre à les gérer pour peu qu’on l’y aide au lieu de lui apprendre par l’usage des couches à perdre la conscience de son corps.

En répondant à l’enfant qui signale son envie d’uriner, on renforce ce signal et son utilisation; en utilisant des couches et en ne prêtant pas attention à ce que l’enfant communique à ce sujet, on lui fait perdre le contact avec cette conscience de son corps, on le conditionne à ne plus répondre à ses besoins pour lui demander plus tard de revenir en arrière et de retrouver cette conscience de ses besoins… que de temps perdu ! Les couches oui c’est pratique, oui ça libère la femme moderne (et l’homme !) mais si mon pioupiou de 1 jour, 2 semaines ou 3 ou 6 mois me dit avec sa grimace bizarre qu’il sent qu’il va faire pipi et que je lui apprends que je ne réponds pas à ce signal parce que je ne le connais pas suffisamment pour savoir qu’il me dit quelque chose, là c’est peut-être dommage…

On est dans une démarche axée non plus seulement sur le parent ou sur l’enfant mais plutôt dans un apprentissage en tandem des uns avec l’autre, une communication entre enfant et parent(s) menée avec respect.