index des puces utilisées dans mon Catch-All Notebook

Celui avec les puces (rencontre avec le bullet journal)

J’ai ce billet à propos de mes puces (non, pas les bébêtes, les symboles utilisés pour faire des listes) dans mes brouillons depuis le mois de juin mais c’est pas plus mal d’avoir attendu maintenant parce qu’entre temps, j’ai eu une illumination.
Au moment où j’ai commencé à me dire que tiens, j’avais p’têt matière à faire un billet avec l’histoire des puces (typographiques, donc) que j’utilise dans mon cahier, j’avais vaguement survolé celui de Kamaïa (ok, j’avais vu la photo de ses symboles et m’étais promis de lire l’article) et m’étais sentie en terrain familier : depuis le temps que je traîne un C.A.N. (Catch-All Notebook ou Cahier Attrape-Tout, t’inquiète, je t’explique plus bas ce que c’est !), j’ai  en effet fini par développer un système de puces pour identifier la nature des informations que je consigne. Il y a peu, sur facebook, c’est Stéphanie qui a partagé un lien mentionnant le Bullet Journal et cette fois, je suis allée voir de plus près de quoi il retourne. Je me suis amusée de ce que parfois les grandes idées peuvent se rencontrer (les puces donc !) mais j’y ai aussi et surtout fait une découverte qui a finalement révolutionné mon C.A.N.

Le C.A.N. / C.A.T.

Si tu me lis depuis longtemps, ici ou ailleurs (Ressources Parents en son temps ou plus récemment PEPS, le magazine avec des vrais morceaux de parentalité positive dedans) et / ou que tu me connais un petit peu, tu sais que la bordélique mais maniaque et organisée que je suis est toujours preneuse de nouvelles idées et techniques d’organisation. Je suis une FlyBaby depuis des temps immémoriaux, avant ça j’ai expérimenté les techniques des fiches de S.H.E.s, j’ai eu – et ai toujours – un classeur d’organisation domestique (je regrette d’ailleurs encore aujourd’hui de n’avoir pas été en 2006 au bout du projet d’écriture du pratique Jouvence sur l’organisation domestique :/, bref, passons), je fais des listes (avec ou sans puces), je me suis réjouie de la publication d’un hobonichi en version anglophone (et aujourd’hui je m’étonne d’être jusqu’à ces derniers temps passée à côté du Bullet Journal !).
Le C.A.N. est un des outils qui a croisé ma route et que j’ai adopté aussitôt. Je l’utilise depuis un peu plus d’une dizaine d’années (mais je réalise en écrivant ces lignes qu’en fait, je connais ça depuis le collège : dans le cadre de son boulot mon père avait toujours sur lui un carnet dans lequel il notait tout !), depuis que j’ai découvert le Change Your Life Challenge de Brook Noel (à l’époque il était encore en phase de test et proposé gratuitement et au format e-mail… souvenirs, souvenirs). J’en ai d’ailleurs parlé dans le numéro 6 de PEPS où je t’expliquais que :

Le Cahier Attrape-Tout (CAT) sert à TOUT consigner au vol : les rendez-vous qu’on ne peut pas reporter immédiatement dans le calendrier familial, les tâches à faire, les projets à mettre en œuvre, les nouvelles coordonnées, les idées cadeaux subites… TOUT, je te dis, d’où son nom. Fini les bouts de papier qui traînent partout, les dos d’enveloppes réutilisés et perdus, les post-it qui ne collent plus et les « bah, je m’en souviendrai de toutes façons ».

Mon C.A.N. a le plus souvent été numérique, que ce soit avec mon Palm à l’époque ou plus tard avec mon téléphone intelligent ou ma tablette. Je dois toutefois avouer que si avec le palm j’arrivais à écrire rapidement au stylet, je n’ai pas réussi à trouver de solution me permettant d’atteindre la même vitesse de notation avec mon téléphone ou la tablette : faute d’avoir un stylet suffisamment fin pour pouvoir prendre des notes parfaitement lisibles, j’ai recours au clavier virtuel, procédé plus long et moins commode que d’écrire (au stylet ou au stylo).
C’est pour gagner du temps que, paradoxe pour la geekette qui écrit ces lignes, je me suis mise depuis grosso modo un an à utiliser pour quasiment la première fois un carnet PAPIER en guise de Cahier Attrape-Tout (mais je te rassure, comme il m’arrive parfois d’oublier mon carnet papier, j’ai quand même trouvé un moyen d’avoir aussi mon C.A.N. sur mon téléphone et ma tablette 🙂 !).

L’évolution vers les puces

Du fait de tout noter, j’en suis venue à tester des façons de noter me permettant de repérer facilement la nature de mes entrées dans le C.A.N. : idée, date de rendez-vous, tâche à faire, référence, mouvements d’argent… Je me souviens qu’à l’époque je réfléchissais à mettre en place un codage par couleurs mais avec le palm, le plus facile et le plus simple était de faire précéder chaque entrée d’un symbole (une puce, donc) défini à l’avance.
J’ai par la suite continué avec ce système sur mon smartphone, ajoutant des puces au gré de mes besoins et en supprimant également quand cela s’est avéré nécessaire (j’ai même expérimenté pendant un moment un système de puces qui me permettait d’associer en un symbole les tâches avec leur contexte* (les fans ou familiers de Getting Things Done verront tout de suite de quoi je veux parler !), mais à l’usage ça ne faisait pas de différence notable sur ma productivité).
J’ai également tenté plus tard de combiner les puces et les couleurs pour différencier ce qui relève du personnel, familial, professionnel mais au final ce distinguo n’est pas indispensable et surtout allonge considérablement les temps d’entrée (attends, bouge pas, je cherche mon feutre fin orange foncé pour noter le rendez-vous professionnel, ça le fait moyen… je suis donc revenue au noir pour (presque) tout, ce qui a de surcroît l’avantage de bien passer au scan, puisque je scanne les pages de mon Cahier Attrappe-Tout et les ajoute à Evernote).
A la suite de mes lectures bullet journalistiques j’ai formalisé les  choses et réuni sur une page les puces (bien que certains symboles – le ! et le * – ne soient pas des puces mais servent à les accompagner, ce qui correspond aux « signifiants » du Bullet Journal donc) que j’utilise à l’heure actuelle.

index des puces utilisées dans mon Catch-All Notebook
* c’est à dire en gros l’endroit où la tâche est réalisée.

La révolution de l’index

Je l’ai dit en introduction, c’est avec le partage de Stéphanie sur Facebook que je me suis penchée sur le Bullet Journal et que j’ai eu la (bonne) surprise de voir que je n’étais pas la seule à avoir développé au sein de mon cahier unique un système de puces ou symboles pour identifier plus rapidement les entrées de même nature.
Le Bullet Journal c’est un concept de carnet unique pour tout noter développé par Ryder Carroll avec :

  • un index,
  • un système de puces et de signifiants pour identifier les différents types d’entrées,
  • des calendriers et des entrées.

La vidéo suivante, en anglais mais très compréhensible me semble-t-il, est assez parlante.
D’autres ont déjà parlé du Bullet Journal bien avant moi sur la toile, que ce soit en anglais ou en français, et je te propose, si tu veux en savoir plus d’aller plus particulièrement lire les articles suivants :

Le bullet journal un système d’organisation moderne à l’ancienne (tilekol)
Le bullet journal, démarrer du bon pied (tilekol)
S’organiser avec le bullet journal (EllyBeth)
La révolution du bullet journal (C The Teacher)

Et c’est avec ces lectures que j’ai eu LA révélation à la suite de laquelle mon C.A.N. a été révolutionné : un index, il me manquait un index pour en faire quelque chose d’encore plus pratique.
Effectivement, sur mon smartphone ou ma tablette, quelle que soit la solution retenue pour faire office de C.A.N. (Springpad, Catch, Evernote, …) j’avais la possibilité de faire des recherches pour retrouver rapidement une information particulière. C’était LE truc qui me manquait depuis que j’ai laissé tomber le numérique, mais le temps gagné à la « prise de note » compensait plus que largement cet inconvénient somme toute mineur puisque, étant visuelle, la plupart du temps je retrouvais ce que je cherchais en me souvenant à peu près de la quantité de pages avant l’info (= jusqu’où ouvrir le carnet pour trouver la bonne page) et plutôt bien de sa position sur la page. Ceci dit, maintenant que j’ai la solution, je me demande comment je n’y ai pas pensé toute seule avant !
Depuis, je numérote les pages de mon Catch-All Notebook et si j’ai installé mon index à la fin, je le mettrai au tout début de mon nouveau carnet quand j’en changerai (bientôt).

J’ai déjà mentionné plus haut un petit nombre de liens vers des articles traitant de façon intéressante du Bullet Journal ou du Catch All Notebook et une rapide recherche en montre tellement d’autres qu’on pourrait croire que tout a déjà été dit à ce sujet (et beaucoup mieux que par moi…), néanmoins, j’ai pris beaucoup de plaisir à voir des photos des cahiers sur divers blogs (ou sur pinterest) et j’ai aussi gagné avec ces partages quelques idées de changement pour mon C.A.N.. C’est dans cette optique, partager ce qui marche chez et pour moi, que je vais à mon tour me fendre prochainement d’un (ou plusieurs ?) article(s) ultérieur(s) dévoilant l’intérieur de mon Cahier Attrape-Tout.
En attendant ce ou ces billets, si certain(e)s utilisent un C.A.N et/ou un Bullet Journal, que pensez-vous de ces outils et comment ont-ils changé votre façon de vous organiser ? Je serais ravie de lire vos retours sur son utilisation dans les commentaires !

5 réflexions au sujet de « Celui avec les puces (rencontre avec le bullet journal) »

    1. Je me suis mise à Evernote quand Springpad a cessé d’exister; je préférai largement ce dernier au premier mais bon, on fait avec ce qui est là…
      Je ne connaissais pas le tapis de souris memoniak (mais ça fait un bail que je n’utilise plus de tapis de souris, ceci explique peut-être cela :D)

    2. Hello DoubleMum ! Toujours là 🙂 Je suis bien contente de te recroiser ici.
      Moi aussi j’étais une inconditionnelle du tapis de souris memoniak pour le bureau. Mais depuis que j’ai mon bullet journal, je n’y ai plus touché.

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